27/8/2026

Santé mentale au travail : comment redonner du sens et du plaisir à l’ordinaire ?

Santé mentale au travail : comment redonner du sens et du plaisir à l’ordinaire pour réduire stress, surcharge mentale et désengagement.

Écrit par Jean-Paul Lugan, psychologue, coach et préparateurmental, le 27 aout 2026.

Stress, absentéisme, troubles psychologiques, envie de changer d’entreprise : derrière ces signaux se pose aussi une question rarement abordée. Savons-nous encore trouver du sens et du plaisir dans l’ordinaire de nos journées de travail ?

Santé mentale au travail : des signaux préoccupants chez les moins de 30 ans

Les chiffres interpellent.

En 2024, 49 % des salariés de moins de 30 ans ont eu au moins un arrêt maladie. Parmi les jeunes arrêtés, 22 % l’ont été pour des troubles psychologiques.

En 2025, les données disponibles montrent également que, chez les moins de 30 ans, plus d’un arrêt de longue durée sur deux est lié à des troubles psychologiques.

Autre signal : une part importante des jeunes salariés envisage de quitter son entreprise lorsque l’ambiance, le bien-être ou l’intérêt du poste ne sont plus au rendez-vous.

Ces chiffres ont évidemment des causes multiples. Mais ils interrogent aussi notre rapport au quotidien professionnel.

Quand l’ordinaire ne procure plus ni sens ni plaisir

Une grande partie du travail est nécessairement ordinaire :

les mêmes tâches,
les mêmes collègues,
les mêmes réunions,
les mêmes gestes.

Avec le temps, l’habituation peut rendre ce quotidien presque invisible. Ce qui était stimulant devient normal. Ce qui était gratifiant devient banal. Ce qui demandait de l’effort n’est même plus remarqué.

La compétence devient une évidence.
L’effort devient attendu.
La relation devient fonctionnelle.
Et le travail peut finir par perdre une partie de sa saveur.

L’ordinaire n’est pourtant pas forcément pauvre. Il devient parfois pauvre parce que nous avons cessé de le regarder.

Stress, surcharge mentale et anxiété de perdre son temps

À cela s’ajoute une autre difficulté : la pression de devoir constamment avancer, produire, progresser.

Attendre devient difficile.

Ne rien faire quelques minutes peut donner l’impression de perdre son temps.

Pendant une tâche, l’esprit pense déjà aux suivantes.

Cette logique du « toujours plus » peut nourrir stress, surcharge mentale et sentiment de ne jamais en faire assez.

Elle peut aussi rendre plus difficile l’accès au plaisir simple d’une action correctement accomplie.

Et vivre dans l'anxiété d'une vie gachée.

Redonner du sens à l’ordinaire : une compétence à développer

Une autre voie consiste à apprendre à réactiver son attention.

Non pas pour rendre artificiellement chaque tâche passionnante, mais pour retrouver de l’intérêt dans ce qui était devenu automatique.

La curiosité joue ici un rôle central.

Une question simple peut suffire :

« Qu’est-ce que je ne sais pas encore dans ce que je suis en train de faire ? »

Elle permet de recréer un écart, de remettre de l’attention et de transformer une simple répétition en expérience.

Dans mon travail autour de la posture ordinaire, j’utilise notamment plusieurs formes de curiosité : cognitive, émotionnelle, sensorielle et corporelle.

Développer les compétences des collaborateurs

Le premier axe concerne le collaborateur lui-même.

L’objectif est de l’aider à :

  • sortir ponctuellement du pilote automatique ;
  • retrouver de la curiosité dans les situations habituelles ;
  • mieux percevoir ses progrès ;
  • reconnaître ses propres compétences ;
  • retrouver de la satisfaction dans l’action ;
  • mieux vivre les tâches répétitives ;
  • réduire cette impression qu’il faut toujours chercher ailleurs ou faire davantage pour éprouver du plaisir.

Il ne s’agit pas de nier les contraintes du travail.

Il s’agit de développer une capacité supplémentaire : retrouver une marge d’intérêt et de satisfaction dans ce qui constitue la majeure partie de nos journées.

Le second axe concerne le manager.

Car l’habitude ne rend pas seulement les tâches invisibles. Elle peut aussi rendre les collaborateurs invisibles.

À force de travailler avec les mêmes personnes, le manager peut finir par ne plus remarquer ce qui est pourtant essentiel :

la fiabilité,
l’effort,
la progression,
l’entraide,
la disponibilité,
la qualité du travail accompli.

Reconnaître ne signifie pas complimenter artificiellement.

Cela signifie continuer à être capable de dire :

« J’ai vu ce que tu as fait. »

Le manager peut ainsi apprendre à :

  • rendre visible ce qui est devenu habituel ;
  • reconnaître les efforts ordinaires ;
  • redonner du sens derrière une tâche ;
  • rappeler la finalité du travail ;
  • continuer à être curieux de ses collaborateurs ;
  • entretenir le sentiment de compétence, de reconnaissance et de relation.

Votre document souligne précisément ce risque : à force de côtoyer les mêmes personnes, la fréquence du contact peut donner l’illusion de les connaître, alors même que la curiosité disparaît.

Une journée de développement des compétences en santé mentale

C’est pourquoi je propose aujourd’hui une journée complémentaire en entreprise.

Pour les collaborateurs (1 jour)

Redonner du sens et du plaisir à son quotidien professionnel

Une journée pour apprendre à mieux vivre l’ordinaire, réactiver sa curiosité, retrouver de la satisfaction dans l’action et diminuer la dépendance au « toujours plus ».

Pour les managers (1 jour)

Redonner du sens et du plaisir à l’ordinaire de ses équipes

Une journée pour apprendre à rendre visibles les contributions, nourrir la reconnaissance, remettre du sens dans les tâches quotidiennes et maintenir une véritable curiosité envers ses collaborateurs.

La santé mentale se construit aussi dans l’ordinaire

Prévenir le mal-être au travail ne consiste pas seulement à intervenir lorsque le stress, l’anxiété ou l’épuisement sont déjà installés.

Cela consiste aussi à développer une capacité plus discrète :

apprendre à redonner du sens et du plaisir à ce que nous faisons tous les jours.

Car le sens au travail ne se joue pas uniquement dans les grands projets ou les transformations.

Il se construit aussi dans la manière dont nous vivons, regardons et faisons vivre l’ordinaire professionnel.

Écrit par Jean-Paul Lugan, psychologue, coach et préparateurmental, le 27 aout 2026.

Stress, absentéisme, troubles psychologiques, envie de changer d’entreprise : derrière ces signaux se pose aussi une question rarement abordée. Savons-nous encore trouver du sens et du plaisir dans l’ordinaire de nos journées de travail ?

Santé mentale au travail : des signaux préoccupants chez les moins de 30 ans

Les chiffres interpellent.

En 2024, 49 % des salariés de moins de 30 ans ont eu au moins un arrêt maladie. Parmi les jeunes arrêtés, 22 % l’ont été pour des troubles psychologiques.

En 2025, les données disponibles montrent également que, chez les moins de 30 ans, plus d’un arrêt de longue durée sur deux est lié à des troubles psychologiques.

Autre signal : une part importante des jeunes salariés envisage de quitter son entreprise lorsque l’ambiance, le bien-être ou l’intérêt du poste ne sont plus au rendez-vous.

Ces chiffres ont évidemment des causes multiples. Mais ils interrogent aussi notre rapport au quotidien professionnel.

Quand l’ordinaire ne procure plus ni sens ni plaisir

Une grande partie du travail est nécessairement ordinaire :

les mêmes tâches,
les mêmes collègues,
les mêmes réunions,
les mêmes gestes.

Avec le temps, l’habituation peut rendre ce quotidien presque invisible. Ce qui était stimulant devient normal. Ce qui était gratifiant devient banal. Ce qui demandait de l’effort n’est même plus remarqué.

La compétence devient une évidence.
L’effort devient attendu.
La relation devient fonctionnelle.
Et le travail peut finir par perdre une partie de sa saveur.

L’ordinaire n’est pourtant pas forcément pauvre. Il devient parfois pauvre parce que nous avons cessé de le regarder.

Stress, surcharge mentale et anxiété de perdre son temps

À cela s’ajoute une autre difficulté : la pression de devoir constamment avancer, produire, progresser.

Attendre devient difficile.

Ne rien faire quelques minutes peut donner l’impression de perdre son temps.

Pendant une tâche, l’esprit pense déjà aux suivantes.

Cette logique du « toujours plus » peut nourrir stress, surcharge mentale et sentiment de ne jamais en faire assez.

Elle peut aussi rendre plus difficile l’accès au plaisir simple d’une action correctement accomplie.

Et vivre dans l'anxiété d'une vie gachée.

Redonner du sens à l’ordinaire : une compétence à développer

Une autre voie consiste à apprendre à réactiver son attention.

Non pas pour rendre artificiellement chaque tâche passionnante, mais pour retrouver de l’intérêt dans ce qui était devenu automatique.

La curiosité joue ici un rôle central.

Une question simple peut suffire :

« Qu’est-ce que je ne sais pas encore dans ce que je suis en train de faire ? »

Elle permet de recréer un écart, de remettre de l’attention et de transformer une simple répétition en expérience.

Dans mon travail autour de la posture ordinaire, j’utilise notamment plusieurs formes de curiosité : cognitive, émotionnelle, sensorielle et corporelle.

Développer les compétences des collaborateurs

Le premier axe concerne le collaborateur lui-même.

L’objectif est de l’aider à :

  • sortir ponctuellement du pilote automatique ;
  • retrouver de la curiosité dans les situations habituelles ;
  • mieux percevoir ses progrès ;
  • reconnaître ses propres compétences ;
  • retrouver de la satisfaction dans l’action ;
  • mieux vivre les tâches répétitives ;
  • réduire cette impression qu’il faut toujours chercher ailleurs ou faire davantage pour éprouver du plaisir.

Il ne s’agit pas de nier les contraintes du travail.

Il s’agit de développer une capacité supplémentaire : retrouver une marge d’intérêt et de satisfaction dans ce qui constitue la majeure partie de nos journées.

Le second axe concerne le manager.

Car l’habitude ne rend pas seulement les tâches invisibles. Elle peut aussi rendre les collaborateurs invisibles.

À force de travailler avec les mêmes personnes, le manager peut finir par ne plus remarquer ce qui est pourtant essentiel :

la fiabilité,
l’effort,
la progression,
l’entraide,
la disponibilité,
la qualité du travail accompli.

Reconnaître ne signifie pas complimenter artificiellement.

Cela signifie continuer à être capable de dire :

« J’ai vu ce que tu as fait. »

Le manager peut ainsi apprendre à :

  • rendre visible ce qui est devenu habituel ;
  • reconnaître les efforts ordinaires ;
  • redonner du sens derrière une tâche ;
  • rappeler la finalité du travail ;
  • continuer à être curieux de ses collaborateurs ;
  • entretenir le sentiment de compétence, de reconnaissance et de relation.

Votre document souligne précisément ce risque : à force de côtoyer les mêmes personnes, la fréquence du contact peut donner l’illusion de les connaître, alors même que la curiosité disparaît.

Une journée de développement des compétences en santé mentale

C’est pourquoi je propose aujourd’hui une journée complémentaire en entreprise.

Pour les collaborateurs (1 jour)

Redonner du sens et du plaisir à son quotidien professionnel

Une journée pour apprendre à mieux vivre l’ordinaire, réactiver sa curiosité, retrouver de la satisfaction dans l’action et diminuer la dépendance au « toujours plus ».

Pour les managers (1 jour)

Redonner du sens et du plaisir à l’ordinaire de ses équipes

Une journée pour apprendre à rendre visibles les contributions, nourrir la reconnaissance, remettre du sens dans les tâches quotidiennes et maintenir une véritable curiosité envers ses collaborateurs.

La santé mentale se construit aussi dans l’ordinaire

Prévenir le mal-être au travail ne consiste pas seulement à intervenir lorsque le stress, l’anxiété ou l’épuisement sont déjà installés.

Cela consiste aussi à développer une capacité plus discrète :

apprendre à redonner du sens et du plaisir à ce que nous faisons tous les jours.

Car le sens au travail ne se joue pas uniquement dans les grands projets ou les transformations.

Il se construit aussi dans la manière dont nous vivons, regardons et faisons vivre l’ordinaire professionnel.

Écrit par Jean-Paul Lugan, psychologue, coach et préparateurmental, le 27 aout 2026.

Stress, absentéisme, troubles psychologiques, envie de changer d’entreprise : derrière ces signaux se pose aussi une question rarement abordée. Savons-nous encore trouver du sens et du plaisir dans l’ordinaire de nos journées de travail ?

Santé mentale au travail : des signaux préoccupants chez les moins de 30 ans

Les chiffres interpellent.

En 2024, 49 % des salariés de moins de 30 ans ont eu au moins un arrêt maladie. Parmi les jeunes arrêtés, 22 % l’ont été pour des troubles psychologiques.

En 2025, les données disponibles montrent également que, chez les moins de 30 ans, plus d’un arrêt de longue durée sur deux est lié à des troubles psychologiques.

Autre signal : une part importante des jeunes salariés envisage de quitter son entreprise lorsque l’ambiance, le bien-être ou l’intérêt du poste ne sont plus au rendez-vous.

Ces chiffres ont évidemment des causes multiples. Mais ils interrogent aussi notre rapport au quotidien professionnel.

Quand l’ordinaire ne procure plus ni sens ni plaisir

Une grande partie du travail est nécessairement ordinaire :

les mêmes tâches,
les mêmes collègues,
les mêmes réunions,
les mêmes gestes.

Avec le temps, l’habituation peut rendre ce quotidien presque invisible. Ce qui était stimulant devient normal. Ce qui était gratifiant devient banal. Ce qui demandait de l’effort n’est même plus remarqué.

La compétence devient une évidence.
L’effort devient attendu.
La relation devient fonctionnelle.
Et le travail peut finir par perdre une partie de sa saveur.

L’ordinaire n’est pourtant pas forcément pauvre. Il devient parfois pauvre parce que nous avons cessé de le regarder.

Stress, surcharge mentale et anxiété de perdre son temps

À cela s’ajoute une autre difficulté : la pression de devoir constamment avancer, produire, progresser.

Attendre devient difficile.

Ne rien faire quelques minutes peut donner l’impression de perdre son temps.

Pendant une tâche, l’esprit pense déjà aux suivantes.

Cette logique du « toujours plus » peut nourrir stress, surcharge mentale et sentiment de ne jamais en faire assez.

Elle peut aussi rendre plus difficile l’accès au plaisir simple d’une action correctement accomplie.

Et vivre dans l'anxiété d'une vie gachée.

Redonner du sens à l’ordinaire : une compétence à développer

Une autre voie consiste à apprendre à réactiver son attention.

Non pas pour rendre artificiellement chaque tâche passionnante, mais pour retrouver de l’intérêt dans ce qui était devenu automatique.

La curiosité joue ici un rôle central.

Une question simple peut suffire :

« Qu’est-ce que je ne sais pas encore dans ce que je suis en train de faire ? »

Elle permet de recréer un écart, de remettre de l’attention et de transformer une simple répétition en expérience.

Dans mon travail autour de la posture ordinaire, j’utilise notamment plusieurs formes de curiosité : cognitive, émotionnelle, sensorielle et corporelle.

Développer les compétences des collaborateurs

Le premier axe concerne le collaborateur lui-même.

L’objectif est de l’aider à :

  • sortir ponctuellement du pilote automatique ;
  • retrouver de la curiosité dans les situations habituelles ;
  • mieux percevoir ses progrès ;
  • reconnaître ses propres compétences ;
  • retrouver de la satisfaction dans l’action ;
  • mieux vivre les tâches répétitives ;
  • réduire cette impression qu’il faut toujours chercher ailleurs ou faire davantage pour éprouver du plaisir.

Il ne s’agit pas de nier les contraintes du travail.

Il s’agit de développer une capacité supplémentaire : retrouver une marge d’intérêt et de satisfaction dans ce qui constitue la majeure partie de nos journées.

Le second axe concerne le manager.

Car l’habitude ne rend pas seulement les tâches invisibles. Elle peut aussi rendre les collaborateurs invisibles.

À force de travailler avec les mêmes personnes, le manager peut finir par ne plus remarquer ce qui est pourtant essentiel :

la fiabilité,
l’effort,
la progression,
l’entraide,
la disponibilité,
la qualité du travail accompli.

Reconnaître ne signifie pas complimenter artificiellement.

Cela signifie continuer à être capable de dire :

« J’ai vu ce que tu as fait. »

Le manager peut ainsi apprendre à :

  • rendre visible ce qui est devenu habituel ;
  • reconnaître les efforts ordinaires ;
  • redonner du sens derrière une tâche ;
  • rappeler la finalité du travail ;
  • continuer à être curieux de ses collaborateurs ;
  • entretenir le sentiment de compétence, de reconnaissance et de relation.

Votre document souligne précisément ce risque : à force de côtoyer les mêmes personnes, la fréquence du contact peut donner l’illusion de les connaître, alors même que la curiosité disparaît.

Une journée de développement des compétences en santé mentale

C’est pourquoi je propose aujourd’hui une journée complémentaire en entreprise.

Pour les collaborateurs (1 jour)

Redonner du sens et du plaisir à son quotidien professionnel

Une journée pour apprendre à mieux vivre l’ordinaire, réactiver sa curiosité, retrouver de la satisfaction dans l’action et diminuer la dépendance au « toujours plus ».

Pour les managers (1 jour)

Redonner du sens et du plaisir à l’ordinaire de ses équipes

Une journée pour apprendre à rendre visibles les contributions, nourrir la reconnaissance, remettre du sens dans les tâches quotidiennes et maintenir une véritable curiosité envers ses collaborateurs.

La santé mentale se construit aussi dans l’ordinaire

Prévenir le mal-être au travail ne consiste pas seulement à intervenir lorsque le stress, l’anxiété ou l’épuisement sont déjà installés.

Cela consiste aussi à développer une capacité plus discrète :

apprendre à redonner du sens et du plaisir à ce que nous faisons tous les jours.

Car le sens au travail ne se joue pas uniquement dans les grands projets ou les transformations.

Il se construit aussi dans la manière dont nous vivons, regardons et faisons vivre l’ordinaire professionnel.

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